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27.09.2007

LILADHAR SANDJAY -DIALOGUE DU REEL ET DE L'IMAGINAIRE (EXTRAITS DU CATALOGUE)

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BIOGRAPHIE

Né en 1975 à Toamasina. Débute très jeune dans la peinture, obtient en 1992 le prix spécial de la francophonie et en 1998 le prix du meilleur exposant à l’Ile de la Réunion. Différentes métamorphoses accompagnent sa démarche artistique : la période classique, des natures mortes (1992 à 1997), la période Cubisme Moderne (1997 à 1999) et la période contemporaine marquée par des œuvres majeures telles que « Ecce Homo ».

Principales expositions (sélection) :Les Alliances Françaises de Toamasina (1993-1999-2000-2002-2003), de Majunga,(2003), d’Antsirabe (2003-2004). Île de le Réunion (1997-1998-2001-2002-2004), en Vendée- France (2004-2005), à Rome –Italie- (2004-2006)






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LA QUETE DE L’HOMME DANS L’ORDRE DIVIN


Liladhar Sandjay, né et vivant à Tamatave, a gardé sa nationalité française et débuté sa carrière dans les années 1992 en peignant des natures mortes saisissantes de réalisme puis, après une période cubiste moderne, a connu une période mystique, profondément imprégnée d’un christianisme tourmenté, qui a engendré un ensemble d’œuvres de maître, à la manière des artistes de la renaissance, traitant de la condition humaine… L’Homme dans ses tourments et ses espoirs…dont trois des seize toiles composant « Ecce homo » qui ne dépareraient pas dans les plus grands musées du monde, ont été exposées au Palais du Rhin, en particulier  l’Homme crucifié, œuvre monumentale magnifique, qui symbolise la rédemption et le passage de l’ombre à la lumière…Comme Michel Ange et Léonard de Vinci, Liladhar peint avec sa foi et son esprit. Cette interrogation sur le sens chrétien de la vie reste omniprésente chez lui  alors que ses œuvres réalisent aujourd’hui une synthèse codée d’une mystique traditionnelle  malgache et d’un modernisme occidental empruntant, chez lui, à la technique des  grands maîtres classiques.

 
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 « Toujours en quête de profondeur, ma peinture ne se veut pas être une peinture de déco, elle est une  thérapie, une chirurgie, une autopsie sur l’essence même de la vie et de la mort.
Un dualisme entre les ténèbres et la lumière »
 
 
 Albert BOUR : Tu as décidé de vivre et peindre à  Madagascar…L’Art plastique malgache est quasiment inconnu dans le monde et les difficultés matérielles et psychologiques sont apparemment nombreuses sur la route de l’artiste, sur le chemin de la création.  
Y a -t-il un avenir pour un peintre à Madagascar ?

Sandjay  :  Madagascar, « l’Ile Rouge », interpelle ma sensibilité d’artiste, car le rouge est une couleur,  mais surtout un symbole puissant, source de passions incontrôlées, de pulsions, d’énergie, de vie et de mort…Le rouge, c’est le sang qui symbolise la mort mais aussi et surtout la vie…qui transcende la mort. L’île rouge est le berceau de nouveaux talents et s’y développent de nouveaux courants artistiques, mélanges d’une mystique traditionnelle propre au peuple malgache et de modernisme occidental. Et c’est précisément l’une des voies qui permettra au peintre malgache d’être reconnu mondialement…à condition que l’artiste malgache, prenant conscience de sa responsabilité, ne se pose pas en victime de la société mais, transcendant les contraintes de son environnement et ses propres limites, traduise dans son œuvre la foi, la force et la richesse qui l’habitent. Et le Malgache justement puise sa force  dans le métissage, le caractère composite de ses origines…en cela, il est lui-même une œuvre d’art et, comme dans la genèse de toute œuvre d’art, s’y inscrit la passion, la violence, la souffrance et puis aussi la joie et la paix, la couleur. De la confrontation avec la douleur et les larmes jaillit l’étincelle et le sourire légendaire de l’artiste malgache.